La Dame De Compagnie « Faut S’Tenir »

Vendredi 16 novembre – 20h30
Théâtre- Tout public
La Passerelle – Nouaillé Maupertuis – 13 et 9 €
Une co réalisation des festivals « A l’Auberge de la Grand’Route » et « l’Arantelle »

Faut S'Tenir

À l’issue des représentations de La Part Égale je recueille, depuis des années, de manière informelle les témoignages d’hommes et de femmes du public et des membres d’associations d’accompagnement de personnes ayant subi des violences.
Je me suis aperçue que les victimes avaient en commun le fait de se sentir coupable de ce qui leur était arrivé. Ce constat, profondément choquant, m’a fait prendre conscience de l’importance que prend la culpabilité dans les relations humaines.
Mon envie et mon besoin d’écriture sont de comprendre et de mettre en lumière comment intervient le sentiment de culpabilité dans le phénomène de la manipulation psychologique :
Comment cela se fait-il que des victimes portent la faute au lieu de porter plainte ? Et les coupables au regard de loi, vivant en toute impunité, en ont-ils conscience ?
Et comment raconter cela avec humour et sensibilité ?
Un prisme personnel
J’ai toujours écrit, dans des cahiers silencieux.
Depuis La Part Egale, sortie du plus profond de moi, l’écriture prend une place nouvelle dans mon fonctionnement, c’est une vraie nécessité de mettre en mot, pour moi tout d’abord, pour comprendre, être témoin de ma propre évolution. Et pour les autres à qui je fais écho lorsque je m’incarne en porte-voix.
Cette fois, j’assume donc une parole directe sur scène, sans personnage-bouclier, en prenant appui dans ma vie, car je découvre que l’Intime et le Politique sont finalement liés.
« Je suis coupable d’être une femme, descendante d’Eve la tentatrice !
Je suis aussi comédienne et donc coupable de ne pas faire un vrai métier puisque je m’amuse…
Est-ce qu’on s’amuse vraiment lorsqu’ on s’entend dire « combien tu prends » ? »
C’est cela que je raconte, un parcours de vie, avec ses étapes mal digérées, de celles qui construisent un individu. Une prise de parole comme une bouchée qu’on mâche et qui semble impossible à avaler.
« Finis ton assiette ! Tu penses aux petits africains qui meurent de faim ?! »
Ça commence par savoir se tenir à table à la cantine scolaire ou savoir tenir sa langue face à l’autorité de la Blouse Blanche ; d’anecdotes du magasin coop de Mamie Jeannine en passant par Les mystérieuses Cités d’or, le dessin animé des années 90 : Il sera question de nourriture, de sexe, de consommation, de longueur de jupe, de manipulation, de croyance, de plaisir, de morale et de moral !
Alors je raconte avec un « je » qui est celui de l’artiste que je suis :
Une narratrice, une conteuse d’histoires personnelles et parfois d’indicible.
Et lorsque les mots manquent, c’est le corps qui prend le relais.

 

 

 

 

 

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